Aubadja - Artistes numériques

« Que peut-on connaître du monde ?
De notre naissance à notre mort, quelle quantité d’espaces notre regard peut-il espérer balayer ? »
Georges PÉREC, Espèces d'espaces, 1984


Le duo se forme en 2013 lors de leur dernière année d’études en création numérique afin de réunir leurs démarches respectives, dont les problématiques gravitent autour des rapports que l’homme entretient avec le monde et inversement, dans une volonté de faire résonner leurs pratiques artistiques de manière dialectique. Dans ce cadre ils ont déjà réalisé différentes pièces et projets témoignant d’une volonté de réflexion axée sur les impacts entre l’homme et le monde, sur notre être de sa naissance à sa mort.


« au croisement de l’expérimentation lumineuse et des comportements phénoménologiques »

Issu d’une formation dans les techniques du son, Émeric Rakotondrahaja explore divers univers sonores à la fois introspectifs et corporels, dans une logique d’expérimentation participative. Son travail reflète des questionnements relatifs à la méditation, au recentrement sur soi ainsi qu’aux aspects cognitifs entrants en jeu dans la perception sonore.

Après avoir suivi une formation en arts visuels, la démarche de Marie Aubinière est définitivement axée sur le traitement de l’image au croisement de l’expérimentation lumineuse et des comportements phénoménologiques. La procédure amène le spectateur à s’interroger sur la nature des expériences vécues dans la mutation du réel au virtuel.

Leurs pratiques se rejoignent pour créer des installations à la fois sonores et visuelles, tout en y apportant une dimension multimodale et une écriture personnelle. Leurs interrogations se prolongent quant à la place du spectateur dans l’œuvre par l’aspect interactif ou seulement participatif, où le spectateur détermine et donne vie au travail.



La démarche


Notre travail s’articule entre les interstices de la perception et de l’expérience. Les phénomènes naturels du monde nourrissent une grande fascination depuis toujours et les mécanismes universels sont autant de source d’inspiration dans nos travaux. Nous croyons fermement que ce qui nous anime en amont du processus de création, résulte de notre volonté de repousser, détourner, jouer des limites de notre perception, autant en terme de temps que d’espace.

Il s’agit non seulement de présenter notre interprétation de l’état entropique du monde mais aussi de comprendre les mécanismes de notre perception de celui-ci par le biais de l’expérience sensorielle.

Si la technologie numérique au sens large est l’outil de notre création, elle n’en demeure pas moins qu’un intermédiaire nécessaire à la représentation des perturbations qui nous entourent et des interrogations qui nous animent.